Ce 25 avril, j’ai mis mes bottes à jambes pour retourner sur mon barachois de Paspébiac, l’endroit que j’aime le plus au monde. Je n’y étais pas retournée depuis, genre, novembre, l’année passée, quand il avait fait une vingtaine de degrés dehors pour sweet fuck all.
L’hiver a relevé ses jupes, repris son manteau.
Ce 25 avril, les goélands chillaient sur la plage des Le Boutillier et la marée était tellement haute, elle engloutissait les marais salés du barachois, je suis donc allée côté ouest. Les cournouillers et amélanchiers, avec leurs beaux rameaux rouges, étaient vraiment visibles dans le paysage.
Voici tout ce qui est sorti de terre en cette fin avril sur le barachois de Paspébiac.

J’ai commencé en constatant une belle onagre bisanuelle qui pointait du nez. Il y en avait plusieurs, en fait, toutes petites, ça pousse rouge au centre, mais c’est bien vivant.

Après, j’ai vu cette petite pleurosie dorée pousser en dessous d’une herbe inconnue séchée de la saison précédente.

Puis, ci-haut, des brins que je n’arrive pas encore à identifier, qui sortent du sable rouge. Ça pourrait être du gourbet, de l’ammophile, je ne sais pas trop.
Ci-bas, ces petits brins semblent se transformer en luzerne lupuligne.
J’étais contente de voir le caille-lait blanc, cette plante vraiment distinctive parce qu’elle point aussi très tôt dans la saison. Comme plusieurs plantes, il semble rougeâtre au début de l’automne. Je ne m’y connais pas encore en plantes pour comprendre pourquoi, mais ça m’emballe bien gros.

Ma surprise du jour, c’est vraiment les falaises toute ensoleillées de tussilage. Le tussilage a probablement commencé à fleurir il y a quelques jours seulement, mais elle recouvrait toute la falaise Le Boutillier et c’était vraiment un beau spectacle avec la chute juste à côté.




Fait hallucinant: la menthe est TOUJOURS là! Je ne veux pas donner son emplacement, car je ne veux pas qu’elle soit cueillie sauvagement. Mais elle pousse, c’est vraiment elle :

Je me demandais si comme la saison passée, j’allais trouver de la renoncule rampante (bouton d’or) très tôt dans la saison. J’ai trouvé effectivement :

Autre curiosité : cette plante poussait directement dans l’eau. Un genre de cresson? Dur à dire, ça ressemble à rien d’autre, mais elle poussait au ras du petit ruisseau à l’ouest.

Sans surprise, j’ai vu du pissenlit! Enfin, les feuilles. J’étais contente de voir ça, il était tellement verdoyant :

Possiblement? du myosotis des bois (la plante poilue) entrelacé dans des feuilles de pissenlit, et je crois même voir du solidage en bas du pissenlit :


Ci-haut, à voir les feuilles au bout arrondi, cela rappelle la verge d’or à tige zigzagante.
Je sentais que le génévrier dégelait un petit peu. En voici à plusieurs stades de vie, c’est beau :

Au niveau des mousses, j’ai vu des cladoniacées et du polytric génévrier poussâiller :


Et c’était tout pour cette balade!
Tchüss!
Le 30 avril, je suis retournée sur le banc. J’y ai vu ma belle armoise dans le secteur de la Plage des pêcheurs qui commence à naître. C’est soit de l’armoise champêtre ou de l’armoise capillaire… Pas trop sûre.


Il y avait aussi comme, du roseau, mais je ne suis pas tellement sûr. Pour l’instant ça peut être n’importe quelle graminée… Pas assez confiante pour poster.
À bientôt!



